RDC : la monnaie nationale s'est dépréciée de 0,62% à l’indicatif, tandis qu’au parallèle, le Franc Congolais s'est apprécié de 0,52%" (BCC)

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Des billets des Francs congolais. Ph. Droits tiers.

Comme à l'accoutumée après chaque quinzaine, Malangu Kabedi, gouverneure de la Banque centrale du Congo (BCC), a présenté au conseil des ministres la conjoncture économique du pays dans un contexte international marqué par la persistance des risques liés à des tensions géopolitiques et géostratégiques ainsi qu’aux effets anticipés du dérèglement climatique dans la plupart des zones de production.

Dans le compte rendu de la 126e réunion du conseil des ministres tenue vendredi 23 février 2024, elle a indiqué que les cours des principaux produits miniers exportés par la République démocratique du Congo ont bien évolué. À l'en croire, le prix de la tonne de cobalt s'est maintenu à 32.750 USD, son niveau depuis fin novembre 2023, alors que le prix du cuivre a connu une augmentation de 1,47%, se situant à 8.341 USD. Le cours de l'or a reculé de 0,81% d'une semaine à l'autre, se fixant à 2.016 USD l'once. 

Au niveau interne, la croissance est estimée à 4,8% en 2024, en recul de 3,8 points par rapport à l'estimation de l'année passée. Cette croissance serait tirée essentiellement par le secteur primaire, notamment dans sa sous-branche industrielle extractive. "S'agissant de l'inflation, elle évolue à un rythme moins accéléré, soit 2,31% à la troisième semaine de février 2024, alors qu’à la période correspondante de 2023, elle se situait à 3,58%.

Quant au marché des changes, la monnaie nationale s'est dépréciée de 0,62% à l’indicatif. Par contre, au parallèle, le Franc Congolais s'est apprécié de 0,52%", rapporte le compte rendu de la réunion lu par le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya. Considérant les facteurs de risques internes tels que les conséquences de l'inflation importée sur l'économie nationale et la persistance de la guerre dans la partie Est du pays, la Gouverneure de la Banque Centrale du Congo a recommandé l'extension des mesures de stabilisation mises en place par le Gouvernement et par son Institution.

"Elle a encouragé le maintien de la préservation de la coordination des actions des politiques budgétaire et monétaire ; la poursuite de la surveillance rigoureuse des facteurs de liquidité par la Banque centrale ainsi que la coordination des politiques sectorielles afin de réduire la dépendance du pays vis-à-vis des importations, et de détendre les pressions sur le marché des changes", ajoute le compte rendu de la réunion.

La dépréciation de la monnaie nationale a été une préoccupation de la population, et Félix Tshisekedi avait promis des solutions pendant la campagne électorale. Bien qu'inscrit parmi les six engagements du second mandat de Félix Tshisekedi dans le volet amélioration du pouvoir d'achat, certains Congolais ne ressentent pas encore de changement dans ce secteur crucial de la vie nationale.

Clément MUAMBA