« Je relève des contradictions très flagrantes dans les plaidoiries que j’ai suivies » (Maître Jimmy Peruzi, avocat du prévenu Semei)

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Le camp de la défense a réagi aux plaidoiries des parties civiles reçues par la Haute Cour Militaire à l’audience de ce vendredi 15 novembre. Maître Jimmy Peruzi, avocat du prévenu Semei, relève des contradictions flagrantes dans les plaidoiries développées par les parties civiles.

« Je voudrais noter que j’ai suivi aussi avec intérêt l’audience de ce jour. Il y a une partie civile qui a développé en premier et elle a été rejointe par la deuxième partie. Sauf que je relève des contradictions très flagrantes dans les plaidoiries que j’ai suivies aujourd’hui, notamment pour la partie civile qui représente l’administrateur gestionnaire de Vijana. En suivant un peu leurs plaidoiries, il y a beaucoup de contradictions que nous allons relever lors de la prochaine plaidoirie. Mais il y a aussi une contradiction entre le témoignage développé pour la plaidoirie de l’avocat qui a représenté le médecin directeur et les déclarations du médecin directeur (...). Le médecin directeur s’était présenté comme un renseignant à décharge dans ce procès. Mais curieusement on voit une sorte de recherche de facilité », a déclaré Maître Jimmy Peruzi.

Et d’ajouter :

« Tout ce que je peux promettre en tant qu’une des parties attitrée est que le lundi nous allons réagir vigoureusement par rapport à ce qui a été développé aujourd’hui et nous allons donner toute la vraie lumière par rapport à ce procès qui n’a jamais été, selon nous, un procès de spoliation ; c’est plutôt un procès que nous qualifions de recherche de justice sur la mort inopinée de l’administrateur gestionnaire de l’hôpital Vijana. Donc le lundi, ce sera un très beau jour parce que la vérité va exploser », promet-il.

Le procès reprend ce lundi 18 novembre pour le réquisitoire du ministère public et la plaidoirie de la défense et de la République qui va essayer de s’exonérer de sa responsabilité civile pour les faits du prévenu Dolly Makambo et du policier Gaëtan Ekawa, qui avait tiré sur l’AG de Vijana. Les deux dernières parties réservent sûrement une contre-attaque solide aux arguments des parties civiles.

Blaise BAÏSE