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RDC : un groupe d’experts en mines suggère la capitalisation de l’expérience de la Sicomines dans le projet du barrage de Busanga pour améliorer la production énergétique des sites hydroélectriques du pays
Jeudi 20 janvier 2022 - 11:59
Centrale hydroélectrique de Busanga
Centrale hydroélectrique de Busanga/Ph. droits tiers

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En vue de l’amélioration de la production énergétique des 217 sites hydroélectriques de la République démocratique du Congo (RDC), un groupe d’experts en mines a suggéré la capitalisation de l'expérience de la société Sino-congolaise des Mines (Sicomines S.A) dans le projet de la centrale hydro-électrique de Busanga.

Pour ces experts, la coopération sino-congolaise reste davantage agissante et des messages rassurants du Président Félix Tshisekedi lancés aux investisseurs contribuent fortement à assainir le climat des affaires en RDC. C’est ce qu’ils indiquent notamment dans la publication de leurs recherches.

Ils révèlent, par contre, deux événements récents qui ont marqué la présence chinoise en RDC au cours du séjour du Chef de l'Etat au Grand Kasaï du 24 décembre 2021 au 6 janvier 2022, citant l'envahissement des installations de Sacim à Miabi et la confiance renouvelée dans le financement de la China Exim Bank dans la construction des infrastructures de base, précisément le réseau routier.

En ce qui concerne le premier événement, ils estiment que même si certains pourraient le minimiser, il s'agit d'un mauvais message aux investisseurs, car d'après eux, les inciviques qui s'emparent des graviers, espérant y trouver du diamant, serait un signe de trouble dans les affaires.

Quant au deuxième événement, selon ces experts, l'aménagement de la voirie urbaine de Kananga et de la construction de la route Kananga-Kalamba Mbuji confiés aux constructeurs chinois, démontre la volonté de cette société à accompagner la vision du Chef de l'État congolais, dans l'aménagement des infrastructures routières.

« China EximBank a fait ses preuves au Kongo Central dans le financement du  barrage Zongo 2 doté d'une capacité de 150 MW et de la sous-station de Kinsuka, réseau de distribution intégré », note-t-ils, soulignant également le financement au Lualaba du barrage de Busanga dont la capacité est de 240 MW.

Ces mêmes experts indiquent que Zongo 2 et Busanga ne sont pas comparables aux 22.500 MW (puissance installée) des Trois Gorges, dans la province de Hubei, en République Populaire de Chine.

Ils poursuivent par contre qu'au moins, c'est un signe  qui montre que pour les 217 sites répertoriés sur toute l'étendue du territoire national, l'expertise chinoise en technologie et en finances se recommande d'elle-même.

Pour rappel, dans son discours d'investiture du 24 janvier 2019, le Président Félix Tshisekedi avait consacré un chapitre entier au potentiel hydroélectrique de la RDC. « Notre pays dispose du potentiel hydroélectrique le plus élevé au monde. Plus de cent mille Mégawatts sont disponibles sur 217 sites de production d’Hydroélectricité pouvant permettre aussi bien la construction des micro-barrages à de plus grandes infrastructures », avait-il déclaré.

Tout en déplorant le fait que « seul 2,6% de ce potentiel est exploité », il s'était réjoui de la possibilité, dans les 10 ans à venir, d'atteindre la desserte de 50 %. Dans une Afrique dont la moyenne d'accès à l'énergie électrique est de 30 %, le Congo-Kinshasa, avait-il noté, est à la traîne avec moins de 9 %.

Se référant alors aux études du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), selon lesquelles 76.000 villages congolais sont en mesure de s'autosuffire rien qu'avec leurs cours d'eau, et invitant ses compatriotes à l'action et à l'innovation, le Chef de l'Etat avait déduit que « notre déficit énergétique impacte sur la productivité dans tous les secteurs de notre économie” et souligné que “ suivant les normes modernes, nous allons initier toutes les gammes de projets d’hydroélectricité dans toutes les provinces du pays ».

Il avait, par la même occasion, fait allusion aux projets Inga III et Grand Inga.

Pour Grand Inga, en visite en 2015 au complexe hydroélectrique des Trois Gorges, son prédécesseur Joseph Kabila s'était entendu dire par l'expertise chinoise : “...nous avons la technologie, nous avons l'argent, donnez-nous Inga ”.

Beijing parle peu mais agit plus

Par ailleurs, ces mêmes experts expliquent que la Chine s'est toujours montrée disponible à contribuer à la croissance économique de ses partenaires. « C'est pour dire que pour tout type de barrage électrique, le financement d'Exim Bank garantit l'accélération et la finalisation des projets dans un délai imparti.

La China EximBank est une banque publique chinoise  d'exportation et d'importation.  Créée en 1994, elle est plus spécialisée dans le commerce extérieur et placée sous la tutelle du Conseil des affaires de l'Etat de la République populaire de Chine. Elle a son siège à Beijing (Pékin). Au sein de ce conseil fonctionne l'Agence chinoise de coopération pour le développement (CIDCA) dont la mission principale consiste à mettre en œuvre la politique de développement et des aides internationales de la Chine. Elle  agit pour combattre la pauvreté.

Comme exemple, en RDC, la sous-station de Kinsuka dont les travaux ont été lancés par le Président Félix Tshisekedi le 27 juillet 2021, son financement a fait dire à China EximBank qu'une fois terminé, le réseau électrique deviendra le premier réseau de distribution automatisé de la RDC, et la sous-station de 220 KV sera la plus grande et la plus avancée de Kinshasa, apprend-t-on.

Le projet compte améliorer considérablement l'approvisionnement local en électricité et étendra la couverture du réseau national de la RDC et stimulera le développement économique du pays.

Le Président Félix Tshisekedi avait remercié la Chine pour son soutien financier et technique au projet et avait exprimé sa volonté de mener une coopération plus mutuellement avantageuse et gagnant-gagnant avec la Chine, lit-on sur site web de cette banque publique chinoise, ajoutant que China Eximbank a toujours attaché une grande importance à la coopération avec la RDC et a financé un certain nombre de projets clés dans ses secteurs de l'énergie, des transports, des télécommunications et autres.

La même source ajoute que la banque a contribué à promouvoir la coopération économique et commerciale bilatérale et a facilité le développement économique et social de la RDC.

Une façon de démontrer combien Beijing parle peu mais agit beaucoup pendant que les partenaires les plus loquaces (ses pourfendeurs) parlent plus mais agissent moins.

Ils attendent éperdument voir Félix Tshisekedi manquer d'argument en 2023 pour un second mandat.

Une façon surtout d'inviter le chef de l'Etat, dans le cadre du Programme de développement des 145 territoires, à rassurer les partenaires disposés à l'accompagner  dans l'aménagement des  217 sites hydroélectriques en quête d'investissements.

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